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Spectacle-parade « Homo Sapiens Burocraticus »

Alexandre, pour la Compagnie de la Triperie

La journée a été une réussite au niveau logistique (horaire et parcours
respectés) et artistique. Le groupe a été magnifique et a compris notre
projet artistique.

Ils ont joué le jeu à merveille alors que nous ne les connaissions pas tous et, avec seulement un après-midi de travail, toutes les images et les mouvements ont été respectés ; mieux, une scène d’improvisation a vu le jour à la Fontaine St Phalle (un jeu de chaise musicale qui tourne au drame !!)

L’impact sur le public a dépassé nos attentes. Il n’y a eu aucun
incident ni conflit, au contraire : trois jeunes qui nous suivaient depuis
un moment, entre moquerie et fascination ; je vais leur demander gentiment s’ils peuvent nous laisser « travailler » ; ils réagissent : « Ha,
ouais,m’sieur, c’est un spectacle, je l’savais, c’est trop fort, c’est une
critique de la société et du monde du business, c’est ça ? » je reste coi :
« heu..oui, c’est ça » ; « trop fort m’sieur, ouais c’est clair on vous
laisse tranquilles »

« le What the fuck ? »

La Triperie travaille aussi sur la sensation que nous appelons le « What the fuck...? » littéralement « Qu’est-ce que c’est ce délire...? »

Créer une image qui va émouvoir ou étonner sans que la dimension spectacle soit (trop) rapidement perçue. Avoir le Groupe debout devant une église en train de parler au portable sans rien faire d’autre en fut un exemple. La statue la plus marquante fut celle qui est à la « Gloire de
l’Individualisme » où un tas de corps forme une petite colline et une
dernière femme est debout, dessus, très fière, victorieuse. Cela laisse une énorme place à l’imagination même si le propos est clair.

La suite...

Notre idée de l’exploitation du spectacle-parade Homo Sapiens Burocraticus serait de le proposer pour divers festival de rue mais Hors-cadre festival. Car le principe du Théâtre de l’invisible est qu’il soit
imprévisible et surprenant. Techniquement, l’idée serait d’arriver dans une ville ou un festival, de trouver des comédiens-danseurs professionnels et amateurs sur place, de travailler avec eux pendant trois jours et de faire la Parade.

En avril 2007, La Triperie a mis un homme en costume-cravate, lisant le
journal, sur une branche d’un arbre à l’entrée d’un métro à l’heure de
pointe. L’effet de surprise fit son effet : les gens pressés et stressés
d’aller au travail avaient un sourire et en parlaient entre eux ensuite.

Ainsi l’ambition de la compagnie est de continuer de proposer des attentats artistiques, des images esthétiques vivantes, des situations burlesques, des scènes absurdes, des gestes poétiques et des mouvements de colère aux collectivités, villes, festivals.

Il faut que les Arts de la Rue continuent et persistent dans cette voie
unique qui lui est propre, qu’ils continuent de puiser à la source de leurs
origines : celle de retrouver l’art (théâtre, danse, plastique etc.) là où
on l’attend le moins, pour mieux surprendre et émouvoir mais également pour critiquer et dénoncer. Qu’ils n’oublient pas leur liberté, leur
indépendance, leur insolence. Le théâtre de l’invisible est un de ses
meilleurs outils.

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